Le trafic aérien européen a établi deux records quotidiens au début de juillet. Le Flash Briefing d’EUROCONTROL pour la semaine 27, publié le 8 juillet 2026, couvre les vols opérés du 29 juin au 5 juillet. Le trafic a atteint 37 298 vols le 2 juillet, dépassant le précédent record quotidien de 37 228 vols établi avant la Covid-19, puis il a progressé jusqu’à 37 447 vols le 3 juillet.

Sur l’ensemble de la semaine, la moyenne s’est élevée à 36 055 vols par jour. Ce niveau représente une hausse de 1,4 % par rapport à la semaine 26 et de 3,4 % par rapport à la même période en 2025. La progression ne s’est pas limitée à un seul aéroport : quatre États, 12 centres de contrôle régional et neuf grandes compagnies aériennes ou groupes de compagnies ont chacun atteint de nouveaux records quotidiens.

Une ponctualité en hausse malgré la demande

La ponctualité à l’arrivée a atteint 71 % pendant la semaine 27. Elle a ainsi progressé de 0,2 point par rapport à la semaine 26 et de 3,2 points sur un an. Au cours des cinq premières semaines de l’été 2026, le trafic a augmenté de 2,0 % par rapport à l’été 2025, tandis que la ponctualité à l’arrivée s’est améliorée de 1,3 point et que les retards ATFM ont diminué de 19 %.

La tendance observée depuis le début de l’année allait dans le même sens. Les retards ATFM en route avaient diminué de 19,4 % depuis le début de 2026, alors que le trafic progressait de 1,0 %. EUROCONTROL a indiqué que ses procédures CWBO et les scénarios associés avaient permis d’économiser 1,05 million de minutes de retard en route, dont 205 000 minutes au cours de la semaine 27.

Les restrictions ont encore concerné une part importante des vols

Ces moyennes favorables ne signifient pas que les perturbations ont disparu. Les restrictions ATFM ont retardé 51 747 vols pendant la semaine, soit 7 392 vols par jour et 21 % de l’ensemble des vols. Le retard ATFM moyen atteignait 3,37 minutes par vol : 2,73 minutes en route et 0,64 minute à l’aéroport.

La France a généré 29 % des retards en route. Reims en représentait 9 %, Marseille 7 % et Brest 5 %. EUROCONTROL a identifié les problèmes de capacité, les pénuries d’effectifs et la transition vers le système 4-FLIGHT parmi les principaux facteurs à l’origine de ces retards.

Une pression attendue du 6 au 19 juillet

La période du 6 au 19 juillet était identifiée comme critique pour respecter les engagements de capacité du plan d’exploitation du réseau. Des pointes supérieures à 37 500 vols étaient attendues le vendredi, au moment où la demande devait atteindre ses niveaux les plus élevés. Le réseau entrait donc dans une phase où l’amélioration des performances moyennes devait composer avec des journées encore plus chargées.

Les effets persistants de la crise au Moyen-Orient modifiaient également la répartition du trafic. Les volumes étaient plus faibles en Bulgarie, en Hongrie, en Roumanie et en Türkiye. Ils étaient en revanche plus élevés en Albanie, en Croatie, à Chypre, en Grèce, au Monténégro, en Macédoine du Nord, en Serbie et en Slovénie.

Pour les voyageurs, ces données montrent pourquoi la ponctualité moyenne du réseau peut progresser alors que certains vols ou corridors restent exposés aux retards. Elles ne permettent pas de prévoir le résultat d’un trajet donné, mais elles mesurent clairement le compromis du programme estival : davantage de vols ont été absorbés sans dégradation de la ponctualité moyenne à l’arrivée, tandis que les écarts de capacité et d’effectifs ont encore touché une part importante de l’activité.

Les résultats d’EUROCONTROL décrivent donc un réseau plus fréquenté, mais pas débarrassé de ses limites opérationnelles. Les deux records de début juillet confirment l’ampleur de la demande ; la période du 6 au 19 juillet devait encore éprouver la capacité du système.

Sources officielles

Source primaire: Official source: eurocontrol.int